20 Mars 2025 - 1ère partie
J'ai RDV avec Cl. et A. Je suis toute excitée.
M., avec qui je joue en ligne, se moque de moi quand je dis que j'ai RDV pour le "goûter", mais j'adore cette idée.
Il est 13h30, je joue avec M. et j'ai RDV à 16h avec les filles. Presque, je me languis.
Seulement, vers les 15h, je vois qu'un camion, même plusieurs, sont devant mon portail. Littéralement, devant mon portail. S'ils restent plus longtemps (et je ne sais d'ailleurs pas pourquoi), ils me gêneront pour sortir.
Je décide donc d'aller poser la question.
Pour se faire, "j'abandonne" M. sur Discord, l'informant que je reviens d'ici quelques minutes.
Dehors, on m'informe que les camions ne seront plus là à 16h.
Bon. Je serai en retard, mais ce n'est pas trop grave. Je m'en remettrai.
Je rentre chez moi et décide de passer par la SDB avant de reprendre M. en ligne.
Ce que je vois me tétanise : de la fumée sort de ma douche. Une fumée blanchâtre. Inodore. Je reste plantée là.
Je ne sais pas comment expliqué ce qui se passe dans ma tête à ce moment-là.
"J'ai mis un mégot dans la douche ?"
"Le reste de savon est en train de brûler ?"
"Qu'est-ce qui brûle dans une douche ?"
"Qu'est-ce que j'ai fait ?"
"Pourquoi moi ?"
"Pourquoi encore ?"
Je souffle un bon coup. Comme le 12/11/24, je suis seule à la maison, avec les chats. Je respire. Je ne suffoque pas. La fumée est blanche. C'est "bon" signe.
Je remets mon casque juste le temps de dire à M. que je dois régler un truc "urgent" pour ne pas l'inquiéter.
Même si je sais qu'au fond, elle me connaît comme si elle m'avait faite, et qu'à mon ton paniqué, elle a dû sentir la c******.
Je ressors de chez moi. Les camions sont toujours là mais personne en vue.
Je longe ma rue et trouve quelqu'un. Paniquée, j'explique.
"C'est un test de fumée"
"Mais encore"
"C'est pour voir s'il n'y a pas de fuite et/ou de problèmes de construction sur les canalisations".
Je n'ai le droit à rien d'autre.
Intérieurement, je m'énerve. On ne pouvait pas prévenir les habitants ? Ce genre de truc, c'est flippant, bordel !
Je rentre chez moi. C'est l'apocalypse. La fumée a investi toute la maison. Même si je peux respirer (en théorie), je sens que ma poitrine se serre. La fumée n'est pas l'élément dérangeant, en soi.
Mais elle sort des canalisations de la SDB. De l'évier de la cuisine. Parfois, même du sol.
Je reprends M. en ligne et lui explique. Tout en lui expliquant, je me mets à pleurer.
C'est elle, et seulement elle, qui, sur le moment, fait le rapprochement avec l'incendie du 12/11/24.
J'étais tellement préoccupée, tellement paniquée, peut-être de façon démesurée, que je n'avais pas compris avoir fait le rapprochement.
Je m'effondre.
C'est elle qui me conseille de mettre les chachats dans une pièce, fermée, et d'aérer toutes les autres. Ce que je fais.
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